« C’est pas méchant, on a tous déjà touché des filles », la causerie qui passe mal à Angers…

Photo of author

By Raphaël

Corrigé par Montpellier (0-5), Abdel Bouhazama a tenu une causerie choquante à la veille de la journée internationale des droits des femmes.

Eternel lanterne rouge en Ligue 1 avec 10 petits points au compteur, Angers s’est fait sévèrement corriger par Montpellier (13ème, 30 pts) à l’occasion de la 26ème journée de championnat (0-5). Une rencontre à l’issue de laquelle Abdel Bouhazama, entraîneur angevin, s’est montré plus fataliste que jamais : « Je pense que c’est mort pour le maintien », alors que le SCO se retrouve à douze unités du RC Strasbourg, le premier non relégable. Pour autant, ce n’est pas ses propos précédemment cités qui ont choqué en interne.

Avant que ses hommes ne soient lancés dans l’arène, Abdel Bouhazama a pris la décision d’utiliser un levier inattendu en revenant sur l’emballement médiatique autour d’Ilyes Chetti, son défenseur suspecté d’avoir commis des attouchements sur une jeune femme : « Il a dit : ‘c’est pas méchant, on a tous déjà touché des filles’. On était tous choqués, sans réaction devant un truc pareil », a indiqué un joueur angevin dans les colonnes de L’Equipe et d’Ouest-France. Des propos qui font tâche à la veille de la journée internationale des droits des femmes.

Contacté par le quotidien sportif français, Abdel Bouhazama n’a pas nié les propos tenus : « Oui, oui… Mais quand vous le ressortez du contexte… Je dis bien aussi que ce qui a été fait par le joueur n’est pas bien. Mais je dis aussi qu’on a tous fait des erreurs ou des bêtises, qui n’a pas fait d’erreur comme Ilyes ? Voilà. Je ne cautionne pas son geste, je suis père de famille, j’ai deux filles. Comme mon joueur allait jouer, c’était pour le mettre dans de bonnes conditions, pour qu’on dédramatise, entre guillemets », a-t-il confié. Des déclarations qui ont néanmoins grandement terni son image auprès de son vestiaire où la scission est désormais totale.