L’ancien co-président de l’AS Saint-Étienne, Bernard Caïazzo, a exprimé son mécontentement après avoir été écarté du reportage de Complément d’Enquête diffusé sur France 2.
Dans un entretien accordé à Foot Mercato, il a dénoncé un traitement partial du président du Paris Saint-Germain, Nasser Al-Khelaïfi, et a regretté que son témoignage en faveur du dirigeant qatari ait été supprimé à la dernière minute.
Un reportage jugé « à charge » contre Nasser Al-Khelaïfi
Bernard Caïazzo a révélé avoir été sollicité par les journalistes de l’émission il y a plusieurs mois pour livrer son avis sur Al-Khelaïfi. Mais à sa grande surprise, son interview n’a pas été retenue. « J’ai perdu mon temps. Ils ont utilisé mon nom pour promouvoir l’émission et deux jours avant, on m’annonce que mon passage ne sera pas diffusé », a-t-il confié à Foot Mercato. Pour lui, cette décision reflète un choix éditorial visant uniquement à discréditer le président du PSG.
Il remet également en question certaines allégations du reportage, notamment celles concernant une prétendue « armée digitale » qui manipulerait l’opinion publique en faveur du club parisien. « On parle de 60 personnes à Tunis qui influenceraient des millions de supporters sur les réseaux sociaux. C’est absurde. S’il y avait une tendance lourde contre le PSG, ce ne sont pas 60 comptes qui changeraient quoi que ce soit », a-t-il ironisé.
Al-Khelaïfi, un acteur clé du football français selon Caïazzo
L’ancien dirigeant de l’ASSE a tenu à rappeler le rôle majeur du président parisien dans la préservation de l’économie du football français. Selon lui, beIN Sports, propriété de l’émirat qatari et dirigée par Al-Khelaïfi, a plusieurs fois permis de sauver les finances des clubs français grâce à ses investissements dans les droits TV. « BeIN a maintenu la Ligue 1 à flot à plusieurs reprises. Nasser ne peut pas juste sortir des centaines de millions pour faire plaisir, mais il a déjà sauvé plusieurs fois le football français », a-t-il affirmé.
Enfin, Bernard Caïazzo a souligné que, malgré ses ambitions et sa forte personnalité, Al-Khelaïfi est un président apprécié dans les hautes sphères du football. « Il a ses défauts, comme tout le monde, mais c’est un compétiteur. Il veut réussir et il bénéficie d’une immense confiance de l’Émir », a-t-il conclu.