Jannik Sinner : L’empereur du dur en quête du Grand Chelem

En conservant son titre à l’Open d’Australie 2025, Jannik Sinner a confirmé sa domination sans partage sur dur. Le numéro 1 mondial affiche une ambition claire : étendre son hégémonie aux autres surfaces.

« Sur dur, c’est le meilleur et de loin. Il est dans un univers différent », a déclaré Alexander Zverev après sa défaite en finale à Melbourne. Avec 21 victoires consécutives en Grand Chelem sur dur, Sinner a su imposer son style de jeu implacable. Cette supériorité lui permet de caracoler en tête du classement ATP avec une avance de 3695 points.

Vers de nouveaux horizons

Malgré sa préférence pour le dur, l’Italien ne compte pas s’arrêter là : « Je vais mettre beaucoup d’énergie à essayer de trouver le bon moyen pour aller aussi loin dans les Grands Chelems qui ne se jouent pas sur dur. » Avec déjà une demi-finale à Roland-Garros en 2024 et à Wimbledon en 2023, Sinner a montré qu’il pouvait briller ailleurs.

Le défi du gazon

Sinner sait que le gazon est un défi particulièrement exigeant. « C’était quelque chose de nouveau pour moi car je n’ai jamais joué en juniors. J’aime essayer de comprendre où je peux progresser. » Son titre à Halle l’an dernier et ses similitudes techniques avec Novak Djokovic laissent entrevoir un avenir radieux sur cette surface.

La terre battue, un obstacle physique

Si son talent ne fait aucun doute, la question physique reste en suspens. Son entraîneur Darren Cahill souligne : « Jannik s’améliore physiquement, mais il a encore une marge de progression. » Ses soucis récurrents à la hanche et ses crampes en Australie montrent qu’il doit encore renforcer son endurance pour réussir à Roland-Garros.

Une rivalité grandissante avec Alcaraz

Avec trois titres du Grand Chelem en poche, Sinner se rapproche de son rival Carlos Alcaraz, qui a déjà triomphé sur toutes les surfaces. Le duel entre ces deux jeunes talents promet d’animer la scène tennistique pour les années à venir.

Jannik Sinner semble déterminé à repousser ses limites et à inscrire son nom dans l’histoire du tennis au-delà du dur.